Meilleur séjour en ryokan à Asahikawa
Le Mimatsuso Ryokan est la vraie option d'auberge traditionnelle dans une ville par ailleurs dominée par les chaînes d'hôtels d'affaires : des chambres tatami de style washitsu, des futons déroulés pour la nuit, et une restauration maison, le tout à un tarif économique à six minutes de Heiwa dori. Dans une ville-carrefour construite pour l'efficacité plutôt que l'ambiance, c'est ici la chance la plus claire de dormir comme le font encore beaucoup de voyageurs japonais, sur un futon posé sur du tatami, plutôt que dans un lit à l'occidentale, et de manger un dîner maison simple plutôt qu'une carte de restaurant d'hôtel pensée pour la rapidité.
Ryokan · Asahikawa en chiffres
A working inn, not a showcase property
Le format tatami-futon du Mimatsuso Ryokan n'est pas une fioriture décorative empruntée à la tradition ; il constitue toute la structure du séjour, des chambres washitsu avec des futons déroulés chaque soir, une vraie rupture avec le lit à l'occidentale par défaut que l'on retrouve dans presque tous les autres hôtels d'Asahikawa, quel que soit le niveau de prix. Pour un voyageur qui a passé plusieurs nuits dans des chambres d'hôtel d'affaires identiques ailleurs sur un circuit à Hokkaido, le passage au tatami et au futon se remarque immédiatement ici, non pas comme un gadget mais comme le véritable objet du séjour.
La restauration maison sur place évite d'avoir à chercher un dîner après une journée dehors dans le froid, et elle reflète le caractère modeste et sans prétention du ryokan plutôt que de viser un menu kaiseki pensé pour les touristes ; c'est une auberge locale qui fonctionne, pas une vitrine, et cette honnêteté fait partie de son attrait. Le repas lui-même reste simple plutôt qu'élaboré, plus proche de ce qu'une famille d'Hokkaido pourrait réellement cuisiner un soir d'hiver que de l'idée qu'un hôtel se fait d'une cuisine traditionnelle. Ce repas simple reste malgré tout plus mémorable que bien des cartes standardisées servies dans les hôtels d'affaires environnants.
Six minutes de Heiwa dori gardent la galerie marchande et ses comptoirs de ramen facilement accessibles malgré l'atmosphère plus calme et résidentielle des environs immédiats du ryokan, choisir la tradition plutôt que la commodité ne signifie donc pas sacrifier l'accès au reste du centre d'Asahikawa. Un client peut quitter la chambre tatami pour se retrouver dans le bruit et la vapeur de ramen de la galerie couverte en quelques minutes, puis revenir vers une rue calme et un futon déjà déroulé pour la nuit. Ce contraste entre calme résidentiel et accès facile reste rare dans une ville-carrefour surtout pensée pour la vitesse et la commodité ferroviaire.
Le parking gratuit, le Wi-Fi gratuit et les chambres acceptant les animaux complètent un séjour qui se passe des équipements qu'un hôtel moderne pourrait offrir, au profit de ce qu'un ryokan a toujours offert : une chambre simple, un repas partagé, et une nuit sur du tatami plutôt que sur un matelas. Pour les voyageurs qui arrivent avec un animal, en particulier, ce ryokan résout un problème que la plupart des chaînes hôtelières d'Asahikawa n'essaient même pas d'aborder. Peu d'adresses économiques d'Hokkaido combinent un accueil pour animaux avec un vrai format tatami-futon, ce qui rend cette auberge précieuse pour qui voyage accompagné.
Sous son efficacité de ville-carrefour, Asahikawa conserve les mêmes traditions d'hospitalité maison et hivernale que l'on trouve dans tout le Hokkaido rural, et un petit ryokan comme le Mimatsuso reste l'un des rares endroits du centre-ville où ce rythme plus ancien survit : des futons plutôt que des lits, un dîner maison partagé plutôt qu'un buffet, et un rythme plus calme et résidentiel que celui des hôtels d'affaires du quartier de la gare.
